Un hommage. Voilà le pretexte favori des constructeurs sportifs pour sortir des séries spéciales. Aston Martin n'échappe pas à la règle : la N420 est supposée rendre hommage aux victoires de l'Aston N24 sur le circuit du Nurburgring.

Cette série spéciale est limitée à 420 exemplaires en coupé et autant en roadster. Elle se distingue assez peu du modèle de série, notamment au niveau motorisation : le V8 développe 426 CV à 7300 T/min. Un beau moteur, dont le passage de 4.2 à 4.7 a considérablement amélioré le couple à bas régime. Moins creux, il aime également être cravaché.
La N420 n'est donc pas plus puissante, et revendique une baisse de poids très limitée : à peine 26 kg de moins que la version "normale", ce qui ne se traduit pas réellement par une amélioration des performances, qui restent correctes : 290 Km/h en pointe et 4,9 s sur le 0 à 100 Km/h. Elle ne peut en aucun cas être comparée aux pistardes italiennes Scuderia, Supperleggera ou autre allemandes de type GT3 RS.
Même la présentation est faiblement personnalisée : quelques plaques spécifiques par ci pa là, des jantes spécifiques, et le tour est joué. Dans ces conditions, difficile de justifier les 12 K€ d'écart avec une Vantage classique.
Et pourtant : comme chaque Aston, elle dégage toujours une aura particulière, une certaine classe. J'ai lu dans un article d'un magazine la citation d'un amateur éclairé de voitures de sport. Il déclarait "on pardonne tout à une anglaise, et rien à une allemande". Je trouve la maxime extrêmement juste : quand on parle d'une anglaise ou d'une italienne, on ne peut pas être objectif...
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