Beaucoup de monde rêve de rouler dans une voiture d'exception. Posséder une Ferrari, une Porsche ou une Aston Martin reste pourtant souvent du domaine du fantasme. D'abord et surtout à cause du prix bien sûr, mais également à cause des contraintes liées à ce genre de véhicule : entretien, peur du vol, utilisation très épisodique,...
Bref, disposer à sa guide d'une GT d'exception n'est pas aussi facile que ça !
Aussi, sur le modèle de sharing club existant déjà outre manche, des sociétés proposent aujourd'hui en France de profiter de ces belles autos pour un abonnement annuel de 17 500€. C'est par exemple le prix chez http://www.toys-club.fr dont Alain Prost est actionnaire. Pour ce prix, vous disposez de 1000 points pour bloquer des jours d'utilisations (de 10 à 30 environ selon les véhicules et les dates d'utilisations, unn week-end coutant plus cher qu'en semaine). Le parc à disposition est grandiose: Ferrari F 599 GTB et F430 Scuderia, Aston Martin DB9 et V8, Porsche Cayenne Turbo et GT3, Lamborghini Gallardo, Audi R8...Le cheptel est varié et positionné premium !

Au final, le concept est plutôt bien pensé, sachant qu'il faut ensuite savoir gérer les conflits de planning entre clients probablement capricieux car habitués à être considérés comme exceptionnels. Ce genre de club se veut plutôt fédérer des gentlemen, mais franchement pour 17500€ annuels, ce genre de concept pourrait aussi attirer des cadres CSP+ qui, sans être millionnaire, pourraient consacrer ces budgets pour se faire plaisir tout au long de l'année.

Un dernier élément : le modèle économique de ce genre de business.
Avec une dizaine de voitures d'exception à financer en LLD (pas d'achats en cash, trop coûteux en terme de trésorerie...), j'ai estimé les coûts totaux mensuels à environ 100 000€ hors coûts salariaux, ce qui signifie qu'avec une trentaine de clients la société doit parvenir à l'équilibre. Finalement, ça pourrait donc marcher, sous réserve de limiter la déperdition des clients d'une année sur l'autre.
Ce dernier point n'est pas gagné, car finalement, en payant 175€ le point, et en devant utiliser de 20 à 50 points par jours de location, on peut se demander s'il ne vaut tout simplement pas passer par quelques loueurs très haut de gamme, sans sortir 17500€ de trésorerie. Evidemment, c'est le raisonnement d'un salarié, et non d'un magnat ou autre tycoon :-)
Publié le