BMW a toujours été un excellent motoriste. Tous les 6 cylindres de la marque, en diesel comme en essence, sont considérés à juste titre comme parmi les meilleurs du monde, tant au niveau de l'agrément que des performances. Aussi, quand la marque a présenté des moteurs turbocompressés sur les versions 335 I et 335 D, les puristes (moi le premier...) ont d'abord crié au scandale, se posant en chantre de la défense du Saint moteur en ligne atmostphérique à la sonorité si magique.

bmw 135i

BMW  335I

Mais très rapidement, BMW a mis tout le monde d'accord : l'adjonction des deux turbos de petit diamètre (le premier pour les bas régimes, le second pour le haut du compte-tours) a permis d'augmenter sensiblement le couple et les reprises sans pour autant dénaturer le comportement rageur des 6 cylindres BMW. Ainsi, la 335 I par exemple propose des reprises proches de celles d'une ancienne M3, avec 37 chevaux de moins...et se contente de 11 L de carburant en moyenne pour une puissance de 306 Cv. Tout simplement bluffant, ce qui lui a valu de rentrer dans la liste, longue j'en conviens, de mes futures voitures :-).

Oui mais voilà, les gens du marketing de BMW ont décidé de proposer un coupé sur base de série 1, et d'y greffer ce fabuleux moteur, pensant probablement que le 6 en ligne atmosphérique de 265 CV était trop court pour la petite BM...

La biennommée 135 I arrive donc dans nos contrées, et j'ai pu en prendre brièvement le volant, avec une joie non dissimulée.

Premier constat : la ligne n'est pas aussi sensuelle que celle des coupés série 3, et l'arrière n'est pas franchement réussi. De plus, les designers ont enlevé les grosses sorties d'échappement caractéristiques de versions 335 (I ou D) pour les remplacer par une double sortie côté gauche. Dommage. Certains voient dans la ligne des similitudes avec le coupé 2002, mais personnellement j'étais trop jeune, et pour moi un coupé doit avoir plus de "gueule"...

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Second constat : l'intérieur est strictement identique à une série 1. Pas de touche d'exclusivité, mais une qualité de fabrication améliorée avec le reste de la gamme 1 depuis début 2007, sans toutefois atteindre la référence Audi.

Troisième constat : au démarrage, on oublie tout le reste. Le ronronnement du moteur est très suggestif, et à la moindre pression du pied droit, on commence le tour de manège. La voiture reprend à très bas régime, pousse très fort et atteint très rapidement la zone rouge. Un vrai régal, surtout pour une voiture de ce gabarit (un peu plus de 1400 kg déclarés...). Le 1000 M départ arrêté est explosé en 24.4 s,...théoriquement, vu que mon accompagnant de BMW ne m'a pas laissé essayer.

La tenue de route m'a paru plutôt bonne, et la motricité excellente. Les professionnels regrettent la présence d'un autobloquant, mais dans la rue ou sur route, je pense que ce n'est pas nécessaire.

Quant au freinage, point faible général des BMW sportives, je ne peux pas vraiment me prononcer, n'ayant pas poussé la voiture, loin de là, dans ses retranchements. Mais l'attaque des freins m'a paru assez franche et efficace .

Au final, j'ai été bluffé par cette voiture, assez discrète malgré le pack sport M, mais avec un rapport prix/sensations/consommations très équilibré. Si j'ai le choix, je préfère autant rouler en 335 pour le look, mais avec un différentiel de prix de quelques K€, le fait de craquer pour cette série 1 se comprend tout à fait.

PS : BMW a présenté au salon de Tokyo un concept de coupé série 1 baptisé TII. La motorisation pourrait être un 4 cylindres turbo pour jouer à fond la carte du revival 2002. Mais s'il vous plaît M.BMW, proposez le look de la TII (bon, sans le bandeau pare-soleil :-)) sur une 135 I, histoire de rehausser son côté bestial !

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