J'ai toujours adoré les voitures de sport radicale. Peu importait le confort pourvu qu'on ait l'ivresse, l'efficacité, et la sonorité qui vont de pair avec ce genre de véhicule.

Pourtant, lors du dernier Mondial, j'ai visité le stand Bentley. J'adore le look de la Continental GT, et me glisser à son bord est toujours un évènement appréciable. J'en ai profité également pour me glisser au volant d'une somptueuse berline. D'ordinaire, j'apprécie les matériaux, l'odeur du cuir pleine fleur, puis je caresse un peu les portes en alcantara et je cherche les mille petits détails qui permettent au possesseur de l'auto de se sentir comme chez lui. Mais je ne m'imagine jamais au volant de ce genre d'engin : trop lourd, trop encombrant, et pire, avec encore un volant à 4 branches...

Bentley Brooklands, je m'embourgeoise... — photo 1

Mais cette fois-ci, pour la première fois, je me suis surpris à rester plus longtemps dans la voiture, et à me dire "finalement, une Bentley, c'est peut-être le bon choix". Sauf que je ne peux pas en acheter une bien sûr !

Et la Brooklands, dernier coupé proposé par Bentley, a achevé de me faire comprendre l'intérêt de ce genre de voiture. Très lourde, elle compte malgré tout sur une V12 suralimenté de 537 cv, qui permet à la voiture de se déplacer aussi vite qu'une Audi S8. Le 1000 M départ arrêté est pulvérisé en moins de 25 s, et les freins carbone céramique rassurent l'utilisateur sur les capacités de décélération. Mais surtout, ce coupé est d'une classe folle, et permet de voyager entre gens de bonne compagnie, à 4 avec bagages.

A 350 K€ en moyenne, limité à 550 exemplaires, cette Brooklands ne s'adresse pas à tout le monde, mais distille un raffinement qui est parvenu à me faire oublier mes valeurs sportives fondamentales, et ce n'est pas peu dire...

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